Parrain de l’édition du TNB 2018 : Morgan Vivien

Nous avons décidé de faire parrainer notre course par un coureur encore méconnu, mais qui mérite d’être mis en avant, tant par sa gentillesse, son humilité, que par ses résultats sportifs sur ces dernières années. Il nous est paru évident pour cette 7ème édition  de demander à Morgan, membre du club Bonnieux Run and Bike, d’être celui-ci.
Morgan sur le trail de la Galinette
  • Bonnieux R&B : R&B
  • Morgan Vivien : M.V

R&B : Pour ceux qui ne te connaissent pas peux-tu te présenter en quelques mots ?

M.V : Me présenter en quelques mots… La montagne est mon berceau, mes jambes sont à la nature, mon cœur à la famille et aux amis et dans ma tête un tourbillon de pensées d’escapades…

R&B : Voilà quelques années que tu foules les sentiers qui serpentent dans le Luberon. Dis nous ce qui te plait ici et plus particulièrement sur ce Trail Nocturne de Bonnieux.

M.V : Les sentiers du Luberon représentent toute mon enfance, j’y associe tellement de souvenirs que ça doit être pour cela que j’y suis si attaché. Sans être chauvin, le Trail Nocturne de Bonnieux est un des plus beaux évènements de la région, un parcours qui allie, single, technicité, beauté des paysages et une très belle ambiance avec ce nouveau parcours depuis l’édition de 2017 et tout cela sous les faisceaux de nos frontales.

R&B : Tu sors d’une  saison incroyable signant notamment une superbe 3 ème place sur la Ronda Del Cim en Andorre (170 km / 13 500 D+) et une très belle 5 ème place sur l’Echappée Belle (144 km / 11 100 m D+), courue dans des conditions dantesques (brouillard, pluie, orages…). Peux-tu nous en dire un peu plus sur ces 2 courses réputées pour leur profil très montagnard et sur ta gestion des efforts durant ces 2 courses ?

M.V : En 2017, j’ai couru les 112 km de la Mitic en Andorre avec d’incroyables sensations malgré de très mauvaises conditions, j’ai donc voulu réitérer l’expérience en passant au format XXL sur la Ronda Del Cims. Pour l’Echappée Belle, c’est un peu une course souvenirs, elle a été ma première au dessus de 100 km en 2016 et chaque année je suis au départ pour une nouvelle édition. C’est un peu la course de référence qui me permet de savoir ma progression d’année en année. Andorre et le massif de Belledone présentent des parcours assez similaires, très caillouteux, techniques sans aucune partie de relance, des paysages à couper le souffle et des conditions météorologiques qui peuvent très rapidement passer à l’orage, grêle, brouillard et là il faut être très fort mentalement. Ces montagnes nous rappellent que nous sommes pas grand chose à côté et je crois que c’est ce qui m’attire. Je suis plus un bon marcheur, très régulier, sur 20, 30, 40 heures qu’un coureur qui cherche la vitesse et ces profils très typés montagne me correspondent plus. Sur ces deux courses, je me suis retrouvé très vite seul, en Andorre je rattrape le deuxième coureur à 7 km de l’arrivée avec qui je termine après avoir couru plus de 50 km sans croiser un seul coureur. Sur l’Echappée Belle, ça a été plutôt un chassé croisé jusqu’à la seconde base de vie au 100 ème kilomètre, j’ai ensuite été seul dans un brouillard à couper au couteau jusqu’à l’arrivée.

R&B : Plutôt habitué des formats longs, comment gères-tu le sommeil et ton alimentation pendant la course ?

M.V : Sur ces formats longs il faut partir tranquille, prendre son temps à chaque ravitaillement, rester régulier, dormir quand la fatigue se fait sentir, boire et manger en petites quantités toutes les 15-20 minutes. Sur ces deux dernières courses, j’ai pris le temps de dormir deux fois 20 minutes en début et fin de nuit pour rester alerte au maximum et puis profiter un minimum, il faut quand même que cela reste un plaisir ! Pour l’alimentation, je suis plutôt salé sur les ravitaillements, tucs, cacahuètes, olives, soupe de pâtes que j’alterne avec du sucré sur les parties de course avec des barres à base de dattes en début de course puis compotes et gels quand le solide a du mal à passer. Pour l’hydratation, je coupe toujours du coca ou du jus de fruit avec de l’eau.

 

R&B : As-tu encore des objectifs pour cette fin de saison et pour l’année prochaine ?

M.V : Je serai sur les 60 km du Trail des Glières en duo avec une amie le 7 octobre puis le Trail Nocturne de Bonnieux et repos complet jusqu’à la saison prochaine qui aura surement au programme trois ultras, les 130 km de l’Euskal, l’Euforia en Andorre si je trouve un binôme pour m’accompagner sur les 230 km et si je suis pris, la Diagonale des Fous à la Réunion.

R&B : Dernière chose, as-tu un conseil pour les personnes qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure de l’Ultra ?

M.V : Il faut que cela reste un plaisir à chaque instant, toujours se raccrocher même dans les moments durs à des pensées positives, c’est incroyable la force que peut avoir l’esprit pour prendre le relais du corps. Ne pas hésiter à prendre de courts moments de sommeil, 20-30 minutes pas plus et surtout bien gérer l’alimentation et l’hydratation, sans carburant le corps ne va pas bien loin et dès que la sensation de soif se fait sentir c’est déjà trop tard. En deux mots : GESTION – PLAISIR !

R&B : Merci Morgan, au plaisir de te voir aux avant-postes durant ce TNB 2018.

Une pensée sur “Parrain de l’édition du TNB 2018 : Morgan Vivien”

  1. Belle interview. Morgan justifie pleinement votre choix. Un parrain et un gars exceptionnel comme on les aime. Et Dieu sait que je l’aime celui là.
    Marcel TEYSSIER.

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